<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0"><channel><title>Dernières Chroniques des Sentiers de l'Imaginaire</title><link>http://chrysopee.net</link><description>A la une des SdI</description><copyright>© SdI 2006</copyright><language>fr</language><webmaster>chrysopee@free.fr</webmaster><image>	<title>SdI</title>	<url>http://chrysopee.net/PAO/tiny_Banniere.jpg</url>	<link>http://chrysopee.net</link></image><pubdate>Sun, 06 Jul 2008 11:09:06 +0100</pubdate><item><title>La Ronde des Géants [à la lisière du mythe].</title><link>http://chrysopee.net/redirection_avis?ID=1760</link><description>La Ronde des Géants est le quatrième tome de cette série captivante qu'est Les Druides.

Captivante, la série est avant tout pour le superbe travail réalisé par Jacques Lamontagne qui signe avec les albums de cette série ses premières BD. Le soin apporté à la composition de ses planches, le trait fin et travaillé, et surtout ses superbes mises en couleurs et le travail réalisé sur la lumière confère à ses planches un impact saisissant. Les couvertures, toutes très réussies attirent imancablement l'oeil du chalant tant et si bien qu'il est difficile de résister à l'envie de feuilletter l'album avant d'être irrémédiablement conquis.

Mais le scénario très rythmé et fort bien équilibré, sans être un imperissable chef d'oeuvre, est à la hauteur du dessin. Lorgnant du côté du nom de la rose d'Umberto Eco, le fantastique en plus, en mettant en scène un couple maître/élève enquêtant sur une série de meurtres sordides, il retranscrit assez bien l'époque fantasmée qui sert de cadre à la geste arthurienne. Chacun des tomes s'ancre dans l'histoire en narrant la lutte que l'église de Rome livre livre aux cultes païens et druidiques tout en flirtant avec le mythe arthurien à travers des personnages forts tels que Dahud ou Gradlon. Si le troisième tome nous avait livré une version saisissante de l'engloutissement d'Ys, celui ci met en scène, de façon certes feutrée, le personnage d'Arthur et de Merlin, ancrant plus encore le récit dans la mythologie celtique.

Cette série multi genre, à la fois policière et historique tout en lorgnant du côté du fantastique à travers les légendes celtiques est une réussite incontestable. Plus que deux tomes avant la conclusion de cette saga épique et envoûtante...</description></item><item><title>le mal-venu [un conte urbain et féérique].</title><link>http://chrysopee.net/redirection_avis?ID=1745</link><description>La Légende du Changeling est un album prometteur. Prometteur car dessiné par le talentueux Xavier Fourquemin que l&#8217;on a couvert pour sa mise en scène des aventures improbables et déjantée d&#8217;Alban, jeune moine naïf qui sillonne  le moyen-âge en compagnie de son ami et néanmoins goret Orphéon. Prometteur car le scénario est signé par le grand Pierre Dubois, le talentueux elficologue, qui n&#8217;en finit pas de réenchanter notre monde par ses oeuvres.

L&#8217;histoire est de celle que l&#8217;on écoute au coin du feu, devant l&#8217;âtre d&#8217;une cheminée, alors que les volutes d&#8217;une pipe répandent des arômes complexes et envoûtants, dégustant un vieil hydromel et buvant les paroles d&#8217;un conteur talentueux. Mais quoi de plus normal puisque c&#8217;est le métier de Pierre Dubois, scénariste de l&#8217;album qui n&#8217;en finit pas de distiller le merveilleux à travers ses romans, bande dessinée, téléfilms et autres ouvrages sur le petit peuple. Avec un talent certain, une bonne dose de poésie, cet explorateur de l&#8217;Autre Monde, ce voyageur infatigable de l&#8217;imaginaire nous propose une histoire prenante et envoûtante.

Le style de Fourquemin, à la fois réaliste et expressif, colle à merveille à cette histoire poétique qui prend ses racines dans les rivières qui charrient légendes anciennes. Ses personnages aux expressions caricaturales, ses décors soignés et la mise en couleur impeccable, tantôt chaudes et poétique et tantôt froides et sinistres de Scarlett Smulkowski font de cette album un album graphiquement très réussi.

Les deux auteurs ont dans cet album pris le temps de poser l&#8217;intrigue, les personnages et l&#8217;ambiance de ce conte qui s&#8217;annonce passionnant. Le thème des fées qui luttent contre la modernité qui ravage la nature, récurant dans l&#8217;&#339;uvre de Pierre Dubois, s&#8217;annonce très bien exploité dans cette fable qui débute dans la  la lande du Dartmoore  our se prolonger dans la sombre et inquiétante Londres de Jack l&#8217;Eventreur&#8230;

Un premier tome magistral, magique et envoûtant qui amorce une série qui devrait faire date&#8230;
</description></item><item><title>Lâche ! [tarantinesque].</title><link>http://chrysopee.net/redirection_avis?ID=1757</link><description>Nouvelle petite perle de la collection contrebandes de Delcourt, Criminal est une BD de genre impeccablement réalisée. Le scénario est fort bien rythmé et aspire littéralement le lecteur. Mais le point fort de la série est incontestablement l&#8217;épaisseur de ses personnages, leur densité et leur complexité. Le travail de création réalisé par Ed Brubaker est saisissant et donne une furieuse envie de regarder du côté de ses autres publications.

Côté dessin, on reconnaît la patte de 	Sean Phillips que les lecteurs francophones hermétiques aux comics ont pu découvrir le travail à travers le superbe 7 Psychopathes, premier tome de la série Sept aux tomes inégaux mais au dessus du lot. Les couleurs de Val Staples sonnent très comics et pourront rebuter certains lecteurs non avertis. Un conseil à ceux ci : faites vous violence!  Car chacun des deux scénarios de cette nouvelle série vaut le détour par l&#8217;atmosphère lourde et crasseuse qu&#8217;ils distillent à travers des personnages entre ombres et lumières, grâce à un découpage très dynamique et des dialogues ciselés.

Scénarios classiques mais superbement réalisés, Criminal est une série de gangster d&#8217;une rare efficacité, parfaitement maîtrisée par ses auteurs&#8230;</description></item><item><title>Parabellum [la montée du fascisme].</title><link>http://chrysopee.net/redirection_avis?ID=1756</link><description>Parabellum est un polar historique qui imerge le lecteur dans la France de l&#8217;entre deux guerre. Alors que les prémisses de la guerre se font sentir et que les mouvements d&#8217;extrême droite &#339;uvre à renverser la république, deux opposants à Mussolini en exil politique en France sont assassinés. L&#8217;enquête sur ce double meurtre va entraîner l&#8217;inspecteur Bergman dans les coulisses d&#8217;un complot visant à établir un état fasciste.

S&#8217;inspirant librement de l&#8217;affaire de la Cagoule, groupuscule fasciste fondée en 1935 et oeuvrant  à la déstabilisation de la République, l&#8217;intrigue concoctée par :Olivier Legrand et Jean-Blaise Djian est rythmée et passionnante, plongeant le lecteur dans le climat étopuffant et nauséabond qui régnait alors et qui annonçait la guerre à venir, qui allait non seulement déchirer l&#8217;Europe mais le monde.

Le trait réaliste de Paillou sert efficacement cette intrigue historique même si on pourrait lui reprocher son aspect dépouillé.

Ce one-shot explore avec brio une époque sombre et méconnue, largement sous exploitée en bande dessinée comme au cinéma&#8230;</description></item><item><title>Carolus Magnus [Ludis Magnus (latin approximatif)].</title><link>http://chrysopee.net/redirection_avis?ID=1755</link><description>Carolus Magnus est sans doute l&#8217;un des meilleurs jeux de majorité grand public de Leo Colovini, ce qui en fait sans doute aussi l&#8217;un des meilleurs jeux de majorité grand public tout court&#8230;

Simples et élégantes, les règles du jeu sont rapidement expliquées tout en offrant une richesse ludique indéniable. Le hasard est présent mais s&#8217;équilibre plutôt bien. Les parties ne se gagnent ou ne se perdent pas sur un coup de dés et la présence de joker atténue encore la place du hasard.
De nombreuses variantes sont trouvables par ailleurs pour atténuer encore l&#8217;impact des dés sur l&#8217;issue de la partie. La plus élégante est sans doute celle consistant à créer plusieurs lots à l&#8217;aide des dés en début de partie, lots dans lesquels les joueurs choisiront avant de le renouveler par un nouveau lancer. Cependant le jeu se fait ainsi plus calculatoire et moins apte à séduire les joueurs occasionnels ou le public familial alors même que Carolus Magnus, dans ses règles originelles, rempli parfaitement ce rôle, à deux et trois joueurs ainsi que par équipe&#8230;

Le matériel est lui fort séduisant, tant dans le graphisme des tuiles provinces qui confère au jeu un charme moyenâgeux, que dans les tours et les pions en bois, matière tellement plus agréable que le plastique.

Un excellent jeu au design soigné qui n&#8217;a pas pris une ride et dont la richesse ludique en fait un jeu incontournable&#8230; Jeu qui devrait figurer en bonne place dans toute ludothèque tant il parvient à réunir autour d&#8217;une même table joueurs occasionnels et confirmés.</description></item></channel></rss>