Entretien avec Li-an
interview accordée aux SdI en février 2012


Tout d'abord, un grand merci de vous prêter au petit jeu de l'interview !
Êtes-vous farouchement opposé au tutoiement? (si oui, je me ferait violence!)

Non, pas de problème pour le tutoiement (deux années à Tahiti quand même où le vouvoiement n'existe pas)...

Merci  smiley
Peux-tu te présenter en quelques mots? (parcours, études, âge et qualités, passions, numéro de carte bleue ou de comptes numérotés en Suisse…)

Je suis un grand dadais de 46 ans qui a suivi des études scientifiques pour faire plaisir à ses parents et pour gagner sa vie rapidement et qui a enseigné les mathématiques pendant dix ans avant de se consacrer complètement à la BD. Je n'ai malheureusement aucun compte en Suisse...

Quels souvenirs gardes-tu de ton passage dans l’enseignement?
Un très bon souvenir dans l'ensemble, particulièrement mes années outre mer. Je ne vais pas faire croire que ça a toujours été simple et de tout repos et ma première d'année d'enseignement à Reims, en stage de formation, a été assez rude mais, même à ce moment, j'ai eu la chance de croiser des élèves qui m'aimaient bien. Par contre, les deux dernières années à mi-temps pendant lesquelles j'ai travaillé sur le premier tome de Tschaï ont été difficiles et m'ont convaincu que je ne pouvais pas dessiner et enseigner sereinement en même temps.

Planche 1, première version©Li-an / Vents d'OuestEnfant, quel lecteur étais-tu?
Un lecteur boulimique tendance littérature de genre. Mon premier vrai livre, ça a été Davy Crockett et les brigands (Bibliothèque Rose) et j'ai lu tout ce qui me tombait sous la main du moment que ce n'était pas sérieux - j'adorais à la rentrée découvrir le livre de lecture. Comme il y avait peu de BD dans ma famille (excepté les collections de Bayard et Coeur Vaillant de mon père et de mes oncles), j'ai fait ma culture du genre assez tardivement. J'adorais le roman policier (Arsène Lupin, Sherlock Holmes après Le Club des Cinq...), puis les histoires fantastiques (Wells, Gaston Leroux...) et finalement la science fiction que je lis toujours. Depuis, j'ai un peu développé mes centres d'intérêts littéraires avec un gros faible pour Borgès mais je suis plutôt littérature de genre avec une énorme impasse sur le roman français contemporain qui a du mal à me passionner. J'ai quand même lu tout «  James Bond  » et je serais curieux de savoir combien sont dans mon cas en France...


Quel(s) titre(s) de SF conseillerais-tu particulièrement à quelqu’un désireux d’explorer ce genre?
C'est un peu compliqué... C'est une littérature qui, pour vraiment l'apprécier (un peu comme la BD ou le rock ?), nécessite souvent une découverte à l'adolescence. Le succès de Star Wars a encore compliqué l'approche de la SF en imposant des images très datées par rapport au genre (les vaisseaux qui font vroum, les ET humanoïdes...). Sans compter que certains romans adorés à l'adolescence peuvent se révéler décevants à la relecture une fois adulte. Je vais plutôt donner des auteurs et des titres que j'aime particulièrement. La guerre des mondes de Wells ou 1984 de Orwell me paraissent incontournables quand on découvre la SF. Ce sont des textes qui irriguent tout le genre... J'aime évidemment beaucoup Jack Vance (en SF, le cycle des Princes Démons), Dune de Frank Herbert a été un grand choc, Demain les chiens de Simak, le Cycle de la Culture de Ian M. Banks, quelques romans de Bradbury, La stratégie Ender d' Orson Scott Card, Un Cantique pour Leibowitz de Miller, Des fleurs pour Halgernon de Keyes, le recueil de nouvelles de Sheckley chez Opta (j'ignore s'il existe une réédition abordable), Hypérion de Dan Simmons... Après, j'adore le travail de Gene Wolfe et d'autres mais c'est déjà plus ardu...
Planche 1, seconde version ©Li-an / Vents d'Ouest
Devenir auteur de BD, était-ce un rêve de gosse?
Quand j'étais petit, j'étais trop timide pour savoir ce que je ferai plus tard. Le dessinateur de la famille, c'était mon petit frère et il y avait toujours un copain de la classe qui dessinait bien mieux que moi (c'est toujours le cas). J'ai écris des poèmes, des nouvelles ultra courtes et j'aimais bien les rédactions où j'avais de bonnes notes. J'ai quand même réalisé ma première BD à 13/14 ans. J'ai ensuite créé un «  journal de classe  » tiré à un exemplaire où mon frère et un copain faisaient des BD et enfin, j'ai découvert la bande-dessinée «  adulte  » en seconde grâce à un prof de physique/chimie qui avait une belle bédéthèque et qui prêtait ses albums aux élèves. Finalement, j'ai décidé de faire de la BD en découvrant Métal Hurlant et les histoires de Moebius.

D’où viens ton nom de plume?
C'est une espèce de devinette assez facile à résoudre qui me permet de flirter aux bars des festivals...



Couverture rapide pour Angoulême©Li-an / Vents d'OuestLa publication de ton premier album a-t-elle relevé du parcours du combattant?
Oui et non. J'avais décidé que j'arrêterai la BD s'il ne se passait rien avant mes 23 ans et j'ai publié un peu avant cette date fatidique une histoire courte dans le magazine Circus. J'avais mon métier de prof qui me faisait vivre, je suis parti enseigner à Tahiti et La Réunion, j'envoyais des projets abscons de plus en plus aboutis graphiquement mais sans véritable histoire et, surtout, j'avais le Cri du Margouillat - célèbre fanzine BD réunionnais dont je suis co-fondateur - pour me défouler. Mad, un copain du Margouillat, qui publiait Louis-Ferdinand Quincampoix chez Vents d'Ouest avec Appollo au scénario, m'a proposé de réaliser une histoire courte pour un recueil "7 histoires de pirates" et, finalement, fatigué d'être retoqué sur mes non histoires, j'ai fini par chercher un scénariste et j'ai rencontré un jeune gars appelé Jean-David Morvan qui venait juste de publier son premier album. Sauf qu'entre temps, "Funny Girl", une histoire feuilletonnesque SF à la Moebius qui était publié dans le Cri du Margouillat prévue sur 200 pages, rentrait bien dans la nouvelle collection "Encrages" de chez Delcourt où elle a été publiée sous le titre "Planète lointaine". Et juste après, j'ai publié un recueil de strips humoristiques, "La ti Do", au Centre du Monde, la maison d'édition du Margouillat. Il faudra quand même plusieurs tentatives pour concrétiser la collaboration avec Jean-David Morvan et réaliser ensemble l'adaptation BD du Cycle de Tschaï de Jack Vance. J'ai donc publié assez tardivement.

Recherche ©Li-an Quelles sont les grandes joies et les grandes difficultés du métier?
Je ne sais pas... J'ai dépassé le stade où une case qui me semblait réussie suffisait à faire ma journée. En ce moment, le plus rigolo, c'est d'écrire les scénarios. C'est un travail relativement nouveau pour moi. Le dessin est excitant sur les 6 premières planches, j'ai l'impression d'avoir enfin trouvé quelque chose. Après commencent les doutes ... Dans mon cas, les difficultés sont au niveau financier et un avenir qui ne rend pas optimiste (j'ignore si je pourrai encore faire des albums personnels dans trois, cinq ans). Et une tendance fâcheuse à refaire des séries de planches si j'ai l'impression que ça ne fonctionne pas comme je le veux. Enfin, pour les Maîtres de l'Étrange, j'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir le livre imprimé, ce qui était assez nouveau pour moi (j'ai tendance à ne voir que les défauts de dessin).

En 2010 paraissait Gauguin. Qu'est-ce qui t’as donné envie de rendre hommage à ce peintre?
Ma mère est née et a grandi à Tahiti. Gauguin était donc une figure familière de ma petite culture visuelle. J'ai lu dans un quotidien local que les Tahitiens ne se reconnaissaient pas du tout dans le peintre et ça m'a fait réfléchir. J'ai eu envie de creuser le personnage et de tenter de faire une description de la vie à Tahiti à l'époque. Ça comblait aussi bien mon goût du déboulonnage des statues... Et c'était un projet BD facile à vendre.


Le premier tome des Enquêtes insolites des Maîtres de l'étrange vient de paraître chez Vents d'Ouest. Hommage à Arsène Lupin, Sherlock Holmes ou Adèle Blan Sec. Quelle a été l'origine de cette nouvelle série?
C'est un hommage direct à Arsène Lupin et Sherlock Holmes. J'aime beaucoup le travail de Tardi - un vrai génie - mais j'ai toujours été frustré de ce qu'il avait fait d'Adèle Blanc-Sec, l'impression qu'il s'amusait avec le personnage sans jouer le jeu d'une vraie histoire policière ou feuilletonnesque. Cela faisait longtemps que je pensais à faire une histoire dans le genre et je me suis dit qu'une détective serait plus intéressant à mettre en scène et, du coup, le rapprochement avec Adèle se fait naturellement surtout que j'ai fini par choisir un trait assez ligne claire après bien des essais... Il y a aussi d'autres raisons qui tiennent à mon parcours: j'aime beaucoup travailler en référence à la BD qui me plaît et, ici, faire référence à Tardi était un peu un passage obligé. Mais il me semble que le personnage d'Aglaëe Aglaé et l'approche de l'histoire sont très éloignés du travail de Tardi qui travaille sur des références feuilletonnesques avec savants fous, robondissements improbables et personnages grotesques. Je penche beaucoup plus vers Leblanc et Conan Doyle avec une enquête policière plus construite même si j'introduis plein d'éléments légers. Le plaisir de la lecture d'Adèle Blanc-Sec vient du contraste entre le Paris topographique hyper précis décrit par Tardi et le côté foutraque de son histoire. Adèle est un personnage très BD dans le sens classique du terme: à part dans le premier épisode, le fait qu'elle soit une femme n'a strictement aucune influence sur son rapport au monde qui l'entoure. En créant Aglaëe Aglaé, j'avais envie de m'amuser à confronter une jeune femme très contemporaine face à la puissance masculine de l'époque. Toute cette première histoire tourne autour de ça: une jeune fille face aux hommes.

Recherche ©Li-an Quelles autres techniques que celle de la ligne claire as-tu exploré avant de la choisir pour mettre en scène cet album  ?
Oh, moi j'ai l'avantage d'avoir des techniques très diverses. C'est un avantage et un inconvénient parce que le public a besoin d'être rassuré sur le dessin. Tschaï est raisonnablement réaliste et lorgnait au début sur Blueberry (pinceau et plume), Fantômes Blancs est plus proche des travaux de Blain ou Blutch (feutre, personnages assez caricaturaux), Boule de Suif, c'était un mix entre Blain et Franquin (oui, ça fait peur), pour Gauguin j'ai regardé Pratt et Caniff.. En fait, le travail sur les Maîtres de l'Étrange est l'héritage des albums précédents. Cette espèce de ligne claire, je l'ai plus ou moins testée sur le dernier album de Tschaï et d'autres histoires courtes plus anciennes. Quoique, au bout du compte, j'ai l'impression que les différences de traitement, de narration ou de cadrage ne sont pas tellement marquantes. Ça finit par ressembler à du "Li-An".

Comment s’est échafaudée cette première enquête? Quel fut le point de départ de l’histoire?
Avant de commencer à écrire de vraies histoires, j'aimais bien faire des planches pour le plaisir, des débuts de choses qui finissaient par s'enliser, histoire de m'amuser un peu sans me prendre la tête. L'histoire de la femme trouvée dans la neige, je l'ai publiée sur mon blog BD, ça tenait en trois planches et puis, pfff. En cherchant après Gauguin un nouveau projet, j'ai commencé des tas de choses et puis je me suis souvenu de ce début et, à ma grande surprise, j'ai commencé à tirer un fil d'histoire qui me plaisait et qui tenait la route.

Recherche ©Li-an Comment as-tu travaillé l’apparence de tes personnages? Existe-t-il dans ta tête dès la construction du scénario où leur apparence se façonne-t-elle conjointement à l’intrigue?
J'ai vaguement une idée de la tête des personnages quand j'écris l'histoire. Quelque fois je griffonne en écrivant. Pour le projet, il a fallut inventer une tête pour les personnages principaux mais j'ai besoin de faire des planches pour savoir s'ils fonctionnent vraiment. Je n'aime pas faire des portraits figés, j'ai besoin de voir les personnages parler et bouger pour les ressentir vraiment. Du coup, leur tête change un peu au fil des planches (mon mauvais côté Giraud) mais ça me plaît bien. C'est un peu dommage parce qu'un grand dessinateur BD, c'est quand même quelqu'un qui est capable de faire des persos identiques d'une case à l'autre, d'une planche à l'autre et d'album en album. Oui, c'est un peu déprimant... Pour les personnages secondaires, je croque les personnages au moment où ils débarquent dans l'histoire. Il faut en général deux planches pour que je sois sûr de leur aspect définitif. Quelque fois, j'ai quelqu'un en tête quand je les dessine...

Quelles furent les différentes étapes de l’élaboration de cet album, du synopsis à la planche finalisée? Serait-il possible, pour une planche donnée, de visualiser ces différentes étapes?
Il y a d'abord le scénario, écrit sur un carnet de croquis, un découpage par planche qui se fait peu ou prou au moment de l'écriture. Pour chacune des planches, je fais un découpage qui permet surtout de situer les cases entre elles et de définir le nombre de cases utiles. Je crayonne et j'encre en deux étapes: un encrage assez fin et souple et un encrage pour épaissir le trait.

Work in progress
le scénario©Li-an Découpage ©Li-an Crayonné©Li-an 
Crayonné, zoom©Li-an Encrage ©Li-an Encrage épais sur le crayonné©Li-an 
Encrage épais ©Li-an Encrage épais, zoom©Li-an le matériel utilisé©Li-an 


Quelle étape préfères-tu dans l’élaboration d’un album?
En ce moment, l'écriture du scénario et le dessin du début d'album, quand on peut faire des tests.

Avec quel(s) outil(s) travailles-tu habituellement?
Des outils "traditionnels": plume Atom et Highley, pinceau aquarelle, encre de Chine Talens, papier lisse Schoellershammer et crayon papier B Daler Rowney. Mais ça change beaucoup suivant les projets. Pas d'informatique. Les couleurs de Laurence Croix sont faites à l'ordinateur.

Dans quelle sonore travailles-tu généralement? Silence religieux ou musique de circonstance?
Je ne tiens pas en place quand je travaille. Il y a donc de la radio, de la musique pop/rock/électro très actuelle et quelque fois le silence quand j'arrive à me concentrer suffisamment pour oublier de changer le CD (je n'écoute pas de MP3 et je ne pirate pas).

Qu’est ce qui t’a donné envie de créer un blog?
Faire de la BD m'a permis d'aller vers les gens (j'étais un adolescent très timide) et j'aime bien faire découvrir des choses, parler de ce que j'aime. J'ai fait plusieurs sites qui étaient censés présenter mon travail et, au final, l'idée de blog pour parler de ce qui me plaisait a fini par émerger. C'est un héritage de mes chroniques BD que j'ai faites dans le Margouillat et ailleurs.

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à un jeune désireux de se lancer dans la BD  ?
Ça me paraît impossible en ce moment précis de donner un quelconque conseil avisé tellement les conditions de travail de l'auteur de BD moyen évoluent vite. Quand je rencontre un jeune auteur (ou une puisque de plus en plus de filles font de la BD), je regarde surtout sa capacité de travail. Faire des planches est un travail qui peut se révéler fastidieux et de nombreux jeunes dessinateurs se lassent vite du côté artisanal et monacal du métier. La seule manière de vérifier si l'on peut devenir auteur de BD, c'est encore de pondre des planches régulièrement sans se lasser. Et de les montrer autour de soi et, si possible, à des professionnels, particulièrement pour travailler la narration qui est probablement la partie la plus sous-estimée par les jeunes auteurs.

Recherche ©Li-an Un mot sur tes projets présents et à venir (outre le second tome des Enquêtes insolites des Maîtres de l'étrange bien sûr)?
J'aimerais bien réaliser quelques enquêtes des Maîtres de l'Étrange, j'ai de bonnes idées dans mes tiroirs mais ça va dépendre du succès de ces deux premiers tomes. J'ai toujours un projet de roman graphique western qui fait peur aux éditeurs et un scénario de fantasy légère très Miyazaki sous le coude. J'aimerai bien refaire de la SF mais je n'ai pas trouvé d'histoire satisfaisante pour le moment.

Depuis que tu es devenu auteur, lis-tu encore des BD? Si oui, quelles sont tes dernières découvertes?
J'essaie de suivre l'actualité même si je n'achète pas énormément d'albums. Les deux séries que je suis avec plaisir: Le Royaume de Benoît Feroumond chez Dupuis (humour jeunesse) et Cité 14 (inclassable) de Gabus et Reutimann aux Humanoïdes Associés. Je suis aussi un fan déclaré des Kerascoët (Beauté avec Hubert au scénario chez Dupuis) et je rajoute Tu mourras moins bête (humour scientifique) de Marion Montaigne chez Ankama. Pardon à ceux que j'oublie...

Quels sont vos derniers coups de cœur tous médias confondus?
J'ai envie de lire Millenium depuis que j'ai vu les deux adaptations cinématographiques du premier volume, en musique We are rising de Son Lux et je conseille le recueil sur George Barbier à paraître chez PIE International.

Recherche ©Li-an Mon p’tit doigt m’a dit que tu pratiquais le jeu de société (bon, c’est surtout la question suivante qui me l’a soufflé)… N’as-tu jamais cessé de jouer ou est un jeu qui t’as (re)fait basculer dans le jeu de société pour «  grand  » (je voulais dire pour «  adulte  », mais cela fait trop connoté  smiley )?
Les jeux de société sont un de mes objets de curiosité parmi tant d'autres (citons en vrac la photo de mode, le western et le handball féminin...). J'aimais beaucoup jouer en famille dans ma jeunesse et des longues heures d'internat sont passées en tapant le carton. Je suis de la génération "Jeux & Stratégies" et j'ai vu passer le train du jeu de rôle sans y accrocher (j'ai toujours trouvé ça plus faible, émotionnellement parlant, qu'un bon roman ou un bon film. Et ensuite, faire mes propres histoires était bien plus excitant). Comme mon fiston est exclusivement écran - et BD - j'ai vite cherché des jeux de plateau qui pourraient l'intéresser. C'était une activité familiale qui me plaisait bien. Je me suis donc intéressé à  l'actualité du genre. Je conseille d'ailleurs comme alternative au surestimé Monopoly, une version western "Dalton City" qui est beaucoup plus drôle à  jouer. Comme le fiston n'est plus souvent à  la maison, ça va être plus compliqué de trouver le temps de jouer mais les jeux auxquels j'ai vraiment accroché sont Les Colons de Catane et 7 Wonders.

Pour finir et afin de mieux te connaître, un petit portrait chinois à la sauce imaginaire…
Je suis personnellement très Nuoc Mam

un personnage de BD : Gaston ou le docteur Poche
un personnage biblique : David (enfant) ou Jérémie sur son tas d'ordures
un personnage de roman : Arsène Lupin ou Kirth Gersen (Jack Vance)
un personnage de théâtre : oula, c'est dur. Euh... Sganarelle ?
un personnage de cinéma : Joe Ross (personnage principal de La prisonnière espagnole de David Mamet)
un instrument de musique : n'importe lequel du moment que c'est une jolie femme qui en joue
un jeu de société : Colons de Catane ou 7 Wonders (bon, c'est ceux là auxquels je jouent en moment). Je suis aussi un joueur d'échecs débutant +
une recette culinaire : les nems de ma femme d'après la recette de ma maman
une ville : St Denis de la Réunion dans ma jeunesse
une boisson : une orange pressée
une pâtisserie : du pain perdu (j'en ai mangé hier)
un proverbe : le fou qui pleure consomme son pain (c'est un proverbe serbo croate)

Un dernier mot pour la postérité?
J'espère que j'avais raison en pensant qu'il n'y a rien après. Sinon, rendez vous en enfer les amis !

Un grand merci pour le temps que tu nous as accordé!

Li-an par Li-an ©Li-an
Le Korrigan